Éradiquer le travail des enfants 
Fières mamans de quatre beaux enfants : Nicholas (13 ans ), Alexandre (8 ans), Mathilde (4 ans) et Aude (9 ans), nous avons le bonheur de les voir grandir, sinstruire et sépanouir dans un milieu de vie sain et sécuritaire. Nous tenons donc à dénoncer le sort réservé à des millions denfants à travers le monde qui sont exploités par lindustrie du textile. Cest pourquoi nous choisissons de concevoir et fabriquer nos produits ici et d'utiliser dans la mesure du possible des fibres cultivées de façon équitable ainsi que tes tissus revalorisés pour la confection de nos vêtements.
Le travail des enfants:
Aujourdhui, plus de 200 millions denfants travaillent dans le monde, exerçant des activités qui nuisent à leur développement mental, physique et émotionnel. Les enfants sont contraints de travailler parce que leur survie et celle de leur famille en dépendent. Le travail des enfants perdure, même là où il a été déclaré illégal, et il est souvent entouré dun mur de silence, dapathie et dindifférence. Mais le mur commence à seffriter. Alors que léradication du travail des enfants est un objectif à long terme dans de nombreux pays, certaines formes du travail des enfants doivent être combattues durgence. Près de trois quarts des enfants qui travaillent sont en prise aux pires formes du travail des enfants, notamment la traite, les conflits armés, lesclavage, lexploitation sexuelle et les travaux dangereux. Labolition effective du travail des enfants est lun des plus urgents défis de notre époque. Dans la culture cotonnière, le travail des enfants est largements répandu. Ils sont en charge des semences de coton, de la vaporisation des pesticides et des récoltes. Les enfants qui travaillent ne fréquentent pas les établissements scolaires. Ils ne reçoivent aucune éducation et sont privés de la chance d'acquérir un jour un savoir. En plus de ça, ils courent de graves risques pour leur santé physique et mentale. Les principaux pays qui utilisent les enfants comme main d'oeuvre bon marché dans l'industrie du textile sont principalement: L'Inde, l'Ouzbékistan et l'Afrique de l'Ouest.
LInde compte le plus grand nombre de cultivateurs de coton au monde. Le coton est cultivé sur une surface totale de 22 millions dacres. 13% de la production mondiale de coton est réalisée en Inde. Les enfants représentent environ 60% de la main duvre totale et 70% dentre eux sont des filles. Les filles sont réputées être plus faciles à diriger, très travailleuses et moins onéreuses.
Les grandes entreprises cultivatrices et les sociétés multinationales telles que Monsanto, Bayer, Syngenta et Unilever entretiennent de manière indirecte le travail des enfants. Les sociétés passent des accords tacites avec les cultivateurs qui emploient des enfants.
En Ouzbékistan, le travail des enfants est interdit mais pourtant des centaines de milliers denfants sont réquisitionnés par le gouvernement pour ramasser le coton pendant la saison des récoltes avec en contrepartie un salaire médiocre voire inexistant (daprès une étude du Centre de recherche sociologique de Tashkent Tahlil en 2002 intitulée « le travail des enfants en Ouzbékistan »). Les enfants sont forcés à travailler dans les champs de coton pendant 2 voire 3 mois par an, ils sont astreints à travailler de force dans les champs et ne reçoivent aucune éducation pendant cette longue période. Les champs étant en général très éloignés de leurs maisons, les enfants sont emmenés chez les exploitants de coton et logés dans un bâtiment voisin où ils doivent vivre de manière précaire dans des conditions dhygiène médiocres.
Ils doivent ramasser le coton et remplir les quotas fixés à savoir 30 à 50 kilos de coton récoltés par jour. Sils ne remplissent pas ces objectifs ou bien ramassent du coton de mauvaise qualité, ils sont alors punis. Les punitions peuvent prendre la forme dhumiliations devant dautres employés ou de châtiments corporels. On estime approximativement que le travail forcé des enfants rapporte chaque année au gouvernement un revenu net de 273 millions de dollar (revenu calculé sur la base dune récolte moyenne de 40 kg par enfant et par jour). Ceci signifie que les enfants réalisent 5 à 10% du PIB.
En Afrique de lOuest, les déportations denfants travailleurs existent aussi. Au Burkina Faso, là où le trafic denfants et le travail des enfants de moins de 14 ans sont officiellement prohibés, recruter de jeunes hommes pour travailler dans les champs de coton est devenu monnaie courante. La plupart des enfants sont confiés à des recruteurs qui se rendent dans les villages des régions les plus pauvres ayant pour unique moyen de survie lagriculture. Ils sont ainsi obligés de quitter leur maison et dabandonner leur famille pour sinstaller chez les cultivateurs de coton. Seuls peu denfants cherchent du travail de leur propre initiative. Généralement, ils sont employés et vivent pendant un an dans la plantation de coton et sont payés à la fin de cette période. Mais les enfants ne reçoivent pas toujours le salaire quon leurs avait promis comme par exemple un vélo ou une radio. Il arrive parfois que certains travaillent pendant des années dans lespoir dêtre payés.
Source: L'Organisation Internationale du Travail (OIT)
12 juin 2011
La journée mondiale contre le travail des enfants:
Vidéo: Éliminer le travail des enfants en agriculture (en anglais):
Dossier: Récolte amère: Le travail des enfants en agriculture
Global March Against Child Labor
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